Accueil BIEN ensemble Ils croisent le fer pour la beauté des gestes

Ils croisent le fer pour la beauté des gestes

Les répétitions en groupe font toujours de l'effet
Les répétitions en groupe font toujours de l'effet © H.C.
ESCRIME. Autour de Mickaël Dassas, l’académie L’Âme des armes s’est spécialisée dans des combats de spectacle, de toutes les époques. On la verra même sur la scène du Labopéra à l'Arena Le Palio Boulazac.
Avec des sabres laser futuristes
Avec des sabres laser futuristes © L’âme des armes

Sur les écrans en cinémascope comme sur la télé des familles, il y a quelques décennies, on a tous frémi devant les combats à l’épée des chevaliers, des mousquetaires, des pirates, de Zorro et même des maîtres Jedi de Star Wars avec leur sabre laser. Depuis cinq ans, c’est ce que s’applique à faire revivre Michaël Dassas, maître d’armes périgourdin, avec son académie d’escrime d’art et de spectacles baptisée L’âme des armes. Après des années de pratique sportive qui l’ont mené jusqu’en équipe de France de sabre, il s’est orienté vers cette discipline qui met en avant la beauté des gestes bien plus que la compétition.

Des combats chorégraphiés
Des combats chorégraphiés © H.C.

En duo ou en groupe, les escrimeurs combattent pour du beurre, mais pour le plaisir des yeux. Ils scénarisent leurs attaques et leurs défenses avec précision, en veillant à ne pas faire mal à leur adversaire et en évitant de prendre des coups, tout en donnant l’impression de combattre. C’est le principe du spectacle. Avec des épées du Moyen Âge, des rapières de la Renaissance ou des bâtons lumineux, ils apprennent cet art qui tient de la prestidigitation.

Aller chercher son adversaire au plus loin

Avec le maître d'armes Mickaël Dassas pour donner le tempo
Avec le maître d’armes Mickaël Dassas pour donner le tempo © H.C.

« Avec l’équipe du Labopéra nous avons décidé de préparer quelques scènes pour faire du spectacle », explique Michaël Dassas. Avec la metteuse en scène Gersende Michel, il a préparé quelques intermèdes gentiment anachroniques de maniement de rapières qui n’ont rien à voir avec la période de Babylone de l’histoire de Nabucco, il est vrai déjà réinterprétée comme une fable intemporelle.

L’équipe de l’académie va se faire plaisir et montrer son art, servi par des mouvements amples des jambes et des bras pour aller chercher son adversaire au plus loin, sans se faire toucher, voire en ajoutant des coups de poing dans le combat ! « On travaille tous les muscles et beaucoup le cerveau », constate en souriant Allan à la fin d’un entraînement face à une escrimeuse. Clémence s’amuse beaucoup à imaginer tout ce que l’on peut créer avec son partenaire : « On raconte des histoires, mais il faut tout le temps s’adapter à l’autre ». Il y a un côté danse dans cette escrime. Marie-Galli qui pratique la discipline depuis six ans, se régale dans les échanges et la création.

Films et animations historiques

Des postures à la fois sportives et artistiques
Des postures à la fois sportives et artistiques © H.C.

Une centaine d’adhérents de tous âges, avec beaucoup de femmes, ont rejoint ce club spécialisé présidé par Virginie Gomez, où l’escrime se pratique sans masque et sans plastron. Ils sont parfois rejoints par des comédiens, un cascadeur et une chorégraphe. Ils ont aussi développé une activité autour du feu pour des spectacles nocturnes. Ce qui amène certains à participer à des films et à des animations historiques. On peut les retrouver par exemple au château de Bourdeilles, site géré par la Semitour, pour des nocturnes théâtralisées le 24 avril ou le 1er mai.

Des spectacles en costume de toutes les époques.
Des spectacles en costume de toutes les époques. © L’âme des armes

Mickaël Dassas anime des répétitions en différents lieux toute la semaine : le lundi, le mercredi et le jeudi à Sarliac, le mardi à Sanilhac, le mercredi à Antonne et le vendredi à Bourdeilles. Avec rigueur et attention, il partage sa science des armes blanches, avec une préoccupation principale : avoir toujours de l’élégance et de la fluidité dans les gestions. Mais surtout, combattre sans faire mal à son adversaire.

• Contact au 06 01 73 69 79.

Lire ici l’épisode Labopéra précédent