Une douzaine de personnes se sont ainsi réunies lors d’un atelier sous la houlette d’Annette Penalva, coordonnatrice des actions de prévention de la Mutuelle Viasanté, afin de confectionner les nombreuses recettes proposées pour faire « le grand ménage ».
Prendre conscience des répercussions de nos achats
Qu’il s’agisse des eaux usées de l’industrie, riches en produits chimiques et matières organiques, de la pollution agricole provoquée par les produits phytosanitaires et les engrais chimiques utilisés, ou des transports maritimes lors de rejets illicites d’hydrocarbures ou d’huiles végétales, les conséquences sur la qualité de l’eau sont majeures. À titre individuel, les produits ménagers d’entretien, les cosmétiques, et les médicaments que nous utilisons, se retrouvent dans les eaux usées et sont également particulièrement nuisibles.
Faire notre part
Déjà sensibilisées à la consommation de fruits et de légumes de saison, à la réduction de leurs déchets, les personnes présentes ont à l’instar du colibri de la légende, décidé de faire leur part en participant à cet atelier de 2h30.

Martine, Khedidja, Sylvie et Danièle utilisent déjà dans leur quotidien des ingrédients naturels et veulent aller plus loin. Raymond, quant à lui, déjà adepte de la permaculture pour son potager dont il a banni les engrais, poursuit sa démarche, tout comme Alex qui a bien compris que l’utilisation des produits ménagers du commerce n’était pas neutre.

De nombreux avantages
Outre l’aspect économique indéniable — les ingrédients de base étant relativement bon marché —, en fabriquant nos produits ménagers, nous limitons considérablement notre contact avec des mélanges chimiques irritants, voire cancérigènes, dont nous ne mesurons pas toujours les effets à moyen et long terme, que nous les utilisions seuls ou en synergie.
C’est également l’occasion de désencombrer nos placards, les produits de base étant relativement courants et multi-usage, et de s’inscrire dans une démarche écologique, en utilisant des composants respectueux de l’environnement. Enfin, le fait-maison, avec lequel nous avons pu renouer durant le confinement, reste une activité éducative et divertissante, c’est en tout cas l’impression que les participants à cet atelier ont donnée.